Les traités pratiques Bailly

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Prononcé du jugement en procédure civile

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L’acte de juger est un processus dont on peut décomposer les jalons. Les parties ayant été entendues ou à tout le moins appelées, le juge délibère. Déjà, la décision est prise - mais elle n’est encore qu’une idée, un phénomène intellectuel. Puis le juge motive - c’est-à-dire qu’il donne à sa décision un support rédigé, une première matérialité. Cette suite de caractères dactylographiés, qui n’est pas encore à proprement parler un jugement, doit être extériorisée. C’est par son prononcé que la décision nait sur le plan juridique : ce n’est qu’à ce moment que le juge a accompli son office et se trouve dessaisi. Ce prononcé, dont le formalisme avait perdu en solennité avec la création de la mise à disposition au greffe, a retrouvé dans les années récentes une certaine vigueur avec l’avènement de l’open data.

I - Modalités du prononcé

  • A - Moment du prononcé
  • B - Forme du prononcé

II - Publicité du prononcé

  • A - Critère de la distinction
  • B - Intérêt de la distinction
I - MODALITÉS DU PRONONCÉ A - Moment du prononcé A - Prononcé « sur le champ » Les rédacteurs du Code de procédure civile ont fait de l’immédiateté le principe : il s’agit pour le juge de rendre sa décision « sur le champ » (CPC, art. 450), c’est-à-dire juste après avoir entendu les parties. Si la décision est prononcée sans suspendre l’audience, on dit qu’elle est rendue « sur le siège ». En pratique, le temps qui doit être accordé à l’analyse des moyens et des pièces fait le plus souvent obstacle à l’utilisation de cette forme de prononcé : elle reste toutefois d…
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